jeudi 31 juillet 2014

Le départ

Me revoilà reparti en voyage. Cette fois, j'ai choisi Cuba. Ça faisait longtemps que ça me trottait dans la tête. D'abord, on y parle espagnol. C'est plus facile pour moi qui commence à bien le parler et le comprendre à force de mes nombreux séjours en Amérique du sud. Et puis, j'ai rencontré pas mal de routards qui m'en ont dit le plus grand bien. Je ferme mon appartement après avoir bien tout coupé puis je pars à Roissy. Je connais maintenant bien le chemin, ça devient presque la routine. Mon avion décolle vers 14h00. Il est onze heures. J'ai donc une bonne marge de manœuvre. A cause des travaux d'été, le RER prend plus de temps que prévu. Heureusement que j'avais prévu large. Cette fois-ci, je voyage vraiment très léger. Je crois que c'est mon record. Comme c'est la saison chaude à Cuba, pas besoin d'emporter des tonnes de vêtements. Juste quelques chemises, un bermuda et deux pantalons de toiles. Un petit pull pour la clim dans l'avion et dans certains bus. J'ai aussi considérablement réduit le poids de mes appareils. Mon petit Canon Expert qui fait des merveilles et ma petite tablette pour rédiger mon blog et trier mes photos. Brefs, mon sac doit peser 5 kilos tout au plus. Un vrai bonheur. Comme je ne mets pas de bagages en soute et que j'ai déjà enregistré mon billet sur internet, je me dirige directement vers la porte d'embarquement. L'avion décolle avec trois petits quarts d'heures de retard. Ça va... Je suis assis à côté d'un couple de cubains qui revient d'un voyage professionnel en Chine. Très sympas. Je leur sers d'interprète avec le steward. Elle m'indique gentiment sur la carte de mon guide tous les coins sympas à ne pas manquer sur l'île. Le vol dure 9 heures. C'est un direct. Ça passe relativement vite. Nous arrivons à La Havane vers 18 heures locales. Il est minuit en France soit 6 heures de décalage. A la descente de l'avion, il fait 32 degrés humide. C'est chaud mais supportable. L'attente aux formalités de police est interminable. Le passage de la douane est beaucoup plus rapide. Je vais changer un peu d'argent à la banque située au premier étage. Du CUC, le peso convertible pour les touristes. Il est affilié au dollar américain. Puis, je sors du hall pour chercher un taxi. C'est le seul moyen pour se rendre au centre ville. Les bus sont, parait-il, réservés aux cubains. Mon chauffeur est très sympa, il m'indique tous les monuments et places que nous croisons et, surtout, me trouve une "casa particular" dans un quartier populaire du centre historique. Les "casas particulares" sont des appartements privés que les cubains peuvent louer aux touristes. C'est une des rares libertés que laisse le gouvernement aux cubains pour se faire un peu d'oseille. Pour nous, c'est moins cher que l'hôtel et ça permet de rencontrer les gens. Il y a un grand lit, un ventilateur, un frigo rempli de bouteilles d'eau et de bières. C'est propre, en tout cas parfait pour moi. Il n'y a pas un pet de réseau wifi internet. Je pense qu'il va falloir oublier la mise ligne de mes photos et de mon blog. Ça attendra mon retour en France. Après une bonne douche, je m'effondre sur le lit. La fatigue du voyage commence à se faire sentir. Difficile de maintenir mes paupières ouvertes. Je découvrirai la ville demain.

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