vendredi 1 août 2014

Découverte de La Havane

Décalage horaire oblige, je me réveille très tôt avec l'impression d'avoir très bien dormi. Il fait encore nuit dehors. Les rues sont désertes. J'en profite pour passer au distributeur de pognon pour retirer quelques pesos. J'avais emporté, au cas où, des euros, mais je crois qu'ils ne me serviront pas. Cette carte Visa, c'est quand même une belle invention. De retour à la casa, tout le monde dort encore paisiblement. Je décide de ne pas attendre et d'aller faire un tour. J'emprunte d'abord le Prado, cette grande avenue qui va du capitole vers la mer. Elle est jalonnée de jolies maisons coloniales en piteux état mais superbes. Je cherche un endroit où prendre un petit déjeuner mais tout est fermé. Comme les bistrots font la java toute la nuit, rien n'est ouvert avant 10 heures. J'arrive sur le Malécon, cet immense quai qu'on voit dans tous les films sur Cuba. Une voiture sur deux est une vieille bagnole américaine. Ils doivent les entretenir avec soin car elles paraissent comme neuves. Je suis impressionné par le nombre de balayeurs dans les rues. Au moins, ça fait des petits boulots. C'est sans doute la raison pour laquelle la ville est relativement propre. Quelques cubains se sont levés tôt pour pêcher à la ligne. Au bout de la jetée, il y a un fortin qui doit dater de la période espagnol. Il y a encore les vieux canons braqués sur la passe. Puis, je m'enfonce un peu dans la vieille ville historique. Il y a de jolies places avec des petits jardins publiques. Les édifices sont superbes. Beaucoup sont dans un état de délabrement avancé mais, apparemment, ils ont commencé à les rénover. Il y a du boulot pour plusieurs années. Jusqu'à présent, ce n'était pas une priorité pour la révolution, mais pour attirer les touristes, ils mettent les moyens. Les immeubles du centre sont surtout habités par une population assez pauvre et populaire. Les conditions sanitaires ont l'air assez limites. Il y a même des arbres qui se sont enracinés sur les balcons. Souvent, l'intérieur des immeubles s'est effondré. Seules les façades restent debout. La place de la cathédrale est magnifique. Contrairement autres villes d’Amérique du sud, on sent ici le poids de l'Histoire. Ça va de la période coloniale espagnole à la folle époque des casinos de la mafia américaine. Je trouve enfin un endroit où prendre un petit déj. Sous les arcades de la place de Armas. L'endroit est touristique et les prix s'en ressentent. Mais c'était bon et copieux. Sur la place, des bouquinistes vendent des bouquins sur le Che, la bonne parole de Fidel et les bienfaits de la révolution. Je déambule tranquillement à travers les rues. Quelques types tentent de me vendre des trucs ou de me proposer une visite de fabrique de cigares. Mais quand on leur fait comprendre gentiment qu'on n'est pas intéressé, ils n'insistent pas et nous foutent la paix. Vers midi, il commence à faire sérieusement chaud. Je retourne à la casa pour me reposer un peu. Mes hôtes me disent qu'ils m'avaient préparé mon petit déj. Je m'excuse en leur expliquant que je voulais profiter de la fraîcheur du matin pour me balader. C'est un charmant couple de noirs. En fin d'après-midi, je retourne faire un tour dans la vieille ville. Je m'aperçois qu'il y a des bus panoramiques qui circulent. J'adore ça. Il faudra que j'en prenne un demain. Dans les rues, ça grouille de monde. Beaucoup discutent ou jouent aux dominos sur le bas de leur porte. Les enfants occupent les rues pour jouer au foot. Ambiance familiale et populaire.

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