mardi 19 août 2014

Baracoa

Aujourd'hui, on va se la jouer cool. Il me reste quatre jours, j'ai largement le temps de rejoindre La Havane. Autant prendre son temps et si possible dans ce petit coin de paradis. Je me lève tard puis vais vers la pointe de la ville où se trouve la gare routière. Il faut que je réserve mon bus pour demain. Une fois cette corvée achevé, je visite un peu les lieux. C'est très agréable de se promener dans cette petite bourgade. On est vraiment loin des turpitudes des grandes villes. Il y a un resto au bout de la pointe qui a été construit sur les restes d'un ancien fort espagnol. L'endroit est agréable. Il parait que la spécialité de la maison, c'est le poisson à la sauce chocolat. Je reviendrai y déjeuner tout à l'heure. Je prends les petites rues qui donnent sur la baie intérieure, c'est vraiment paisible comme endroit. Puis, par un petit escalier, je monte sur la colline où se trouve un hôtel assez vieillot mais qui a une superbe vue sur la ville et ses environs. Il a aussi une belle piscine. Ça donne envie. Puis je redescends au centre ville boire une cerveza. J'ai l'impression que chaque gorgée de bière se transforme en sueur. Je dégouline, ma chemise est trempée. Ici, j'aurai fait pas mal de sauna pour pas cher. Il y a pas mal de touristes mais ils ne sont pas trop gênants. Puis, je longe les quais pour revenir à mon petit resto de la pointe. La serveuse et le chef cuisinier sont très sympas mais je suis un peu déçu par le plat soi-disant maison. C'est fade et beaucoup trop salé. Mais le lieu est tellement agréable que ça valait quand même le coup. L'après-midi, je vais faire un tour à la Casa d'El Cacao. C'est une boutique sympa où l'on peut déguster du chocolat local. Il faut dire que la région de Baracoa est la seule de Cuba où l'on cultive le cacao. C'est aussi ici qu'il y a l'unique usine de chocolat qui alimente toute l'île. On me sert une excellente glace au chocolat. C'est froid, c'est bon. J'en profite pour acheter une tablette et quelques chocolats à déguster sur place. Plus je vieillis, plus j'adore le chocolat. C'est peut-être aussi à force de voir les fèves mûrir sur les cacaotiers lors de mes balades dans la forêt. Au retour, toujours les même scènes de gens qui discutent au seuil de leur porte ou jouent aux dominos. Le sport national ici.

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