dimanche 10 août 2014

Les plages d'Ancon

Ce matin, je veux monter sur la petite colline qui surplombe la ville, le mirador de la Vigia. Il parait qu'il y a là-haut.une très belle. Violeta me propose de m'y accompagner. Elle doit retourner à La Havane cet après-midi vers 15 heures. Ça nous laisse largement le temps. Nous partons donc à la fraîche. Ce n'est pas très loin mais ça grimpe pas mal. Au nord de la ville, nous traversons des quartiers populaires. Les gens discutent facilement avec nous. Plus nous montons, plus la vue devient sympa. Il nous faut à peine une petite heure pour arriver au sommet où il y a une immense antenne de télévision. Le gardien du site est tout content de la visite. Ça le sort un peu de sa solitude. Il nous explique plein de trucs sur la région. L'organisation de la culture de la canne à sucre, le petit train qui servait à transporter la récolte, les miradors qu'on utilisait pour surveiller les esclaves. Et surtout, il nous apprend que tous les pavés qui recouvrent les rues de Trinidad viennent de France. Ils servaient à lester les bateaux lorsqu'ils revenaient à vide d'Europe. Comme nous n'avons pas de monnaie sur nous, on est obligé de lui laisser un gros bifton. L'équivalent d'un demi mois de salaire, une belle journée pour lui. Il nous offre quelques boissons en compensation. Puis, nous redescendons tranquillement. Comme il nous reste encore pas mal de temps avant son départ, Violeta propose d'aller faire un petit tour sur les plages d'Ancon. Il parait que ça vaut le coup. Il y a un bus qui dessert toutes les plages pour les cubains qui veulent aller se baigner. On est dimanche, le bus est bondé. La mer se trouve à une quinzaine de kilomètres du centre ville. Nous allons jusqu'au bout de la pointe. Il y a pas mal d'hôtels. Les plages de sable blanc sont magnifiques. Ça donne presque envie de se baigner. On a juste une petite heure pour marcher le long de la plage. Beaucoup de cubains se baignent en tee-shirt. Bizarre ? Sans doute à cause des risques de coup de soleil ? L'air marin rafraîchit l'atmosphère. C'est moins étouffant qu'en ville. Malheureusement, il faut reprendre le bus du retour si on ne veut pas rater le taxi de Violeta. De retour à Trinidad, je lui dis au revoir et lui souhaite un bon voyage. Je déjeune tranquillement sur ma terrasse. On a droit à un bel orage cet après-midi. J'en profite pour faire du linge.

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