lundi 11 août 2014

Bus pour Camagüey

Mon bus pour Camagüey part à 8 heures de la gare routière. Cécilia, ma logeuse, me propose de prévenir par téléphone Reyes et Carolina qui ont une casa à Camagüey. Reyes viendra me chercher au terminal de bus. Sympa, ça m'évitera de chercher à mon arrivée. D'autant plus que j'ai cru comprendre que le terminal était loin du centre ville. Je remercie Cécilia pour son accueil chaleureux et me voilà donc parti. Il y a environ 160 kms à parcourir. Camagüey se trouve au centre de l'île. La route est magnifique jusqu'à Sancti Spiriritus. Elle traverse des petites montagnes. Elle n'est pas bien large. Beaucoup de pâturages et des petites fermes isolées. Après Sancti, nous récupérons l'autoroute, toujours aussi déserte. Les paysages redeviennent monotones, sans grand intérêt. A 11 heures, nous nous arrêtons sur une aire de restauration. Comme je n'ai vraiment pas faim, je vais plutôt me promener dans les environs. Je tombe sur une petite maison traditionnelle toute mignonne. Deux femmes qui étendent du linge dehors me m'invitent à venir visiter l'intérieur. Elles sont très gentilles. Elles me proposent un café mais malheureusement, je leur explique que je n'aurai pas le temps. Mon bus doit repartir bientôt. Elles me disent que la prochaine fois, il faudra que je vienne habiter chez eux. On discute un bon quart d'heure de choses et d'autres puis je retourne à mon bus. Nous arrivons à Camagüey vers midi. Comme prévu, Reyes m'attend à la sortie de la gare avec une affichette où il y a marqué mon prénom. Il est venu me chercher avec sa vieille Lada. Elle a plus de vingt ans. On se demande comment elle roule encore. Arrivés chez lui, il me présente Carolina, sa femme, un ancien professeur de physique avec beaucoup de caractère. La chambre est splendide. Elle est située à l'étage devant une magnifique terrasse. L'endroit est calme mais assez éloigné du centre. Il faudra marcher un peu. Je me repose un peu puis vais découvrir la ville en fin d'après-midi. Ici aussi il fait chaud. La ville me plait bien. Elle ressemble à une petite ville de province de chez nous. Il y a de jolis édifices de l'époque coloniale. Par une porte entrouverte, j'aperçois la cour d'un ancien couvent. Il est en piteux état. Je discute un long moment avec une femme, assise là devant un petit bureau qui doit s'ennuyer à mourir. Elle m'explique que cet endroit va être rénové bientôt pour servir d'école. La ville possède neuf églises, une pour chaque quartier. Elles sont toutes belles. La nuit tombe. Je reviendrai demain. Sur le retour, je me perds un peu mais grâce à la gentillesse des gens, je retrouve mon chemin. Les cubains sont vraiment adorables.

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