La clim du bus m'a mis ko. J'ai dû dormir à peine une heure cette nuit. J'avais le nez complètement bouché. Impossible de respirer normalement. J'hésite à tenter l'ascension du Yunque. C'est une montagne du coin, qu'on voit de partout. De loin, on dirait une grosse molaire. Mais il parait que ce n'est pas très compliqué d'atteindre son sommet. Il faut une heure de marche d'approche, deux heures de montée et une heure de descente. Le problème, c'est que je n'ai pas une condition physique excellente aujourd'hui. Allez, on le tente. Je rejoins donc l'agence sur la petite place de l'église. Il y a là un groupe de routards qui attend aussi. Mais je ne suis pas sur qu'on est tous là pour le même circuit. Finalement, on est six. Deux allemands, deux italiens, une anglaise d'origine hindou et moi. On nous entasse dans deux taxis pour rejoindre le parc. Là, nous attend notre guide, Fernando, un black très sympa. Au début, je me demande à quoi peut servir un guide pour une ascension aussi facile. En fait, les chemins de la marche d'approche sont très difficiles à trouver. Et puis, c'est une façon de donner un peu de pognon aux locaux. Avant d'attaquer la montée, on doit traverser un rio. L'eau est chaude. Par contre, ça glisse terriblement. Si on glisse avec les chaussures à la main, on est bon pour faire l'ascension dans des chaussures mouillées, et là, bonjour les ampoules. On a le droit à une petite averse mais qui ne dure pas. Plus on monte, plus c'est humide et plus c'est glissant. Ma chemise est trempée. Je nage dedans. C'est assez désagréable. Je respire mal. J'ai un peu de mal avec mon équilibre. La fatigue sans doute. Plusieurs fois, je manque de déraper sérieusement. Fernando nous montre des petits animaux et des plantes endémiques qui ne poussent que dans le coin. Nous faisons une petite halte à mi pente. Deux jeunes ont installé là une espèce de stand où ils font goûter les fruits de la région moyennant quelques petites pièces. Pas con. Il y a plein de fruits que je ne connais pas. Des pomelos à pulpe assez dense, plutôt acide, mais pas mauvais. Des espèces de litchis, des bananes et des ananas bien sur. En tout, c'est une bonne idée. Ça rafraîchit durant la pause. Puis, c'est reparti pour la deuxième partie de l'ascension. Un peu plus raide celle-là. Heureusement, ils ont posé quelques mains courantes en bambou. Ça aide pas mal, surtout pour éviter les glissades. On doit être à 100% d'humidité. C'est effroyable. Arrivés enfin au sommet, il faut attendre quelques minutes pour que la vue se dégage. Je rigole avec Fernando en lui disant que si jamais on n'a pas droit à la vue, il risque de descendre plus vite que prévu. Tout compte fait ça se dégage gentiment et on a le droit à un beau panorama sur la baie de Baracoa. Puis, c'est la descente. Ça glisse énormément. Je ne suis vraiment pas à mon aise. Petit arrêt aux dégustations de fruits. Arrivés en bas, Fernando nous propose de nous baigner dans le rio. C'est le bonheur intégral. Après l'effort, le réconfort. On reste dans l'eau une bonne demi-heure. Difficile d'en sortir. Mais les taxis nous attendent, il faut y aller. Retour à Baracoa par la piste toute défoncée. Je suis maculé de boue. Une douche s'impose. Et du linge aussi. C'était une super rando, je ne regrette pas.
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