Me voilà au bout de mon voyage. Il vaut maintenant rebrousser chemin jusqu'à La Havane. Je me dis, même si ça ne l'emballe beaucoup, que ça vaudrait peut-être le coup de faire un crochet par Valadero, situé à 150 kms à l'est de La Havane. C'est l'endroit où sont parqués tous les touristes venant du monde entier en vols charters, en formule tout compris. En gros, ils débarquent ici directement de l'aéroport, s'enferment dans d'immenses d'hôtels de luxe à l'Américaine, passent leur temps au bord de la piscine, bouffent et boivent sans limite et dépensent leur pognon dans les boutiques à souvenirs. Bref, une immense pompe à fric, fortement nécessaire à l'économie cubaine en ce moment. Ça peut être marrant de voir cette autre facette de Cuba. Je dis au revoir à la petite famille qui m'a accueillie gentiment. Mon bus ne part qu'à 14 heures. J'ai donc le temps de retourner au petit resto de la pointe que j'aime bien, surtout pour l'ambiance. Cette fois, je commande un plat de fruits de mer en précisant bien sans sel. C'est parfait. Le tout accompagné d'une bière pression, le tout pour une cuenta ridicule. J'ai besoin de prendre des forces car me voilà parti pour 1 000 kms de bus et 21 heures de voyage, dont 2 heures d'escale à Santiago. Ça va être long, très long. Et effectivement, ce fut long, très long. Il y avait tellement de ronfleurs et de tousseurs en tout genre que j'ai dû à peine dormir une heure. Mais bon, c'est fait.
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