Aujourd'hui, c'est un peu une journée libre. Je suis obligé d'attendre demain pour prendre mon bus pour Baracoa. Je vais donc visiter quelques musées. Certains sont fermés pour cause de rénovation. Il faut dire que le cyclone Sandy d'octobre 2012 a fait beaucoup de dégâts ici. Il est fréquent de voir des maisons complètement détruites. Il parait que c'était terrible. Il n'y a pas eu d'électricité pendant plus d'un mois. L'eau était noire et imbuvable. Les gens ont le souvenir d'avoir eu très faim. Tous espèrent ne jamais revivre ça. Je monte d'abord au musée d'El Cartel Moncada. C'est à cet endroit que Fidel et sa fine équipe ont tenté leur premier coup de force. Ça a été un véritable fiasco. Beaucoup de morts pour rien. Mais ça a permit à Fidel d'avoir une sacré tribune lors de son procès pour diffuser ses idées. Ils ont conservé les impacts de balles sur le mur de l'entrée. A l'intérieur, tout est dédié à l'histoire de la prise du pourvoir par Fidel et ses acolytes barbus. J'avoue que je sature un peu de tout ça. Ça date de plus de 60 ans. Il faudrait qu'ils tournent un peu la page. Difficile de savoir ce qu'en pensent vraiment les gens ici. Je ne reste pas longtemps. Je retourne dans le centre historique pour voir un autre musée mais on le dit qu'il est en restauration. Je me rabais sur une jolie maison avec une superbe terrasse avec une vue magnifique sur la vieille ville. Je suis harponné assez souvent par des baratineurs à touristes. Ici, on les appelle les jineteros. Une veut discuter avec moi pour apprendre le français et pouvoir ainsi devenir guide, un autre veut savoir ce qu'on pense à l'extérieur de la politique de Cuba. Difficile de refuser. Ce ne sont en fait que des stratagèmes pour entrer en contact et pouvoir ainsi mieux nous extorquer quelques pesos. Ils ne sont jamais méchants mais à force, on se méfie de tout le monde et on a tendance à éviter toute discussion pour ne pas être emmerdé. Dommage. Mais, ils sont surtout aux endroits où se trouvent les touristes. Ailleurs, c'est plutôt calme et les discussions plus saines. Le soir, nous sirotons une bière avec Miguel et Damaris sur leur terrasse. Ils me demandent des conseils pour les travaux de leur maison. Ça fait cinq mois qu'ils bossent comme des dingues tous les jours sauf les dimanches. Ils ont hâte que ça se termine. Normalement, en décembre. Tous les deux sont vraiment adorables.
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