dimanche 3 août 2014

Bus pour Viñales

Comme convenu, j'attends mon bus dans le hall de l'hôtel l'Ingleterra. Un type vient nous chercher à 8 heures. Le bus part à l'heure. Il est rempli essentiellement de touristes européens. Nous voilà partis pour Viñales, à 160 kms de La Havane, dans le sud de l'île. Je suis assis devant, juste derrière le chauffeur. Mon voisin, l'aide chauffeur, parle très bien le français, presque sans accent. Il me dit qu'il l'a appris uniquement au contact des touristes francophones. Je suis septique. C'est un grand bavard. Il est très critique sur la politique de Cuba. Je lui dis de faire attention, que je pourrai être de la police secrète. Il en rigole. En tout cas, les cubains n'ont apparemment pas peur de s'exprimer. On emprunte d'abord une large autoroute, désespérément vide. Seuls circulent quelques camions et des carrioles tractées par des bœufs ou des petits chevaux. Quel gâchis. Les paysages sont assez monotones. Des champs plus ou moins cultivés. A mi-chemin, nous nous arrêtons sur une aire de repos. Une buvette propose des boissons et café relativement chers. Ça parle toutes les langues. Puis, nous repartons par une petite route cette fois. Nous traversons un petit massif montagneux. La route sinueuse devient alors beaucoup plus jolie. Nous arrivons à Viñales vers midi. La première chose à faire est de trouver une casa. A la sortie du bus, il y a plein de rabatteurs pour nous proposer des logements, forcément les plus chouettes de la région. Une petite jeune femme me colle pour que je vienne chez elle. Je lui dis que je veux d'abord aller voir une casa que conseille mon guide. Si je ne trouve pas, je reviendrai la voir. Elle me répond qu'elle va m'attendre. Je marche donc assez longtemps pour trouver la casa vantée par mon guide. Arrivé sur place, pas de chance, elle est déjà occupée. On me propose alors une chambre dans la maison d'à coté. Mais elle ne me plait pas. Il n'y a qu'une petite fenêtre qui donne sur une cour arrière, sans vue. Je décide donc de retourner au centre ville et de retrouver ma petite dame du bus. Elle est toujours là à m'attendre, heureuse apparemment de me voir revenir. Je la suis donc dans son soi-disant palais. Certes, ce n'est pas Versailles, mais c'est pas mal quand même. Il s'agit d'une chambre au deuxième étage d'un petit immeuble sans charme mais avec un balcon avec une vue formidable sur la vallée et en fond, sur les collines. La propriétaire s'appelle Juana. Elle est gentille comme tout. Elle me prépare un petit repas car je meure de faim. Il fait de plus en plus lourd. Et effectivement, vers 15 heures, un  gros orage nous tombe dessus. Il dure au moins 3 heures. Des trompes d'eau inondent les rues. C'est assez impressionnant. Je fais part à Juana de mon intention de randonner à pieds dans la région. Elle se propose de me mettre en contact avec un guide. Apparemment, ici, on est obligé d'en prendre un pour aller se balader dans le parc. Pas moyen d'y aller seul. Il viendra me retrouver ici vers 8 heures demain matin. Dans la soirée, une fois qu'il s'est arrêté de pleuvoir, je vais me promener dans le coin. Les chemins sont tellement gorgés d'eau qu'on ne peut pas trop s'éloigner. En tout cas, la région semble plutôt belle.

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