Après un petit déjeuner copieux, je pars visiter la ville assez tôt pour profiter de la fraîcheur du matin. Carolina m'explique tous les trucs à voir. Elle veut me prêter une carte de la ville mais elle est en tellement mauvais état que je préfère la prendre en photo. Je fais ça maintenant presque systématiquement. Je prends en photo le plan de la ville comme ça je peux le consulter sur l'écran de mon appareil photo et ça m'évite ainsi de trimbaler mon guide. Je commence ma balade par la visite d'un musée d'art. Bof, pas terrible. Les œuvres sont assez quelconques. Le jour où ils libéreront l'art ça leur fera du bien. La nana qui me fait visiter les lieux est à peine aimable. Sûrement une fonctionnaire qui fait son boulot, pas plus. Puis je me rends sur la très belle place de la cathédrale. L'endroit est agréable. Comme on peut grimper sur la flèche de la cathédrale pour un petit peso, j'y vais donc. La vue de là-haut est superbe. On a un panorama à 360 degrés sur toute la ville. J'y reste un bon moment. J'aperçois plusieurs fanfares qui se rejoignent sur la place. Ils commémorent sûrement un truc puisqu'ils déposent une gerbe de fleurs. Je redescends puis vais visiter toutes les églises de la ville. Il y a quelques touristes mais c'est moins pesant qu'à Trinidad. Les pousse-pousses à bicyclette me proposent en permanence leur service. Je leur expliquer que je préfère marcher à pieds. Certains murs en ruines sont décorés par des artistes. Pour faire leurs portraits, ils ont retiré l'enduit par endroit pour laisser apparaître la brique. C'est original. Je vais dans une grande boutique pour acheter un casque audio. J'ai oublié le mien dans le bus hier. On m'en propose quelques uns mais tous de mauvaise qualité. Tant pis, ça fera l'affaire pour la fin du voyage. Puis je me rends à l'autre bout de la ville, à la gare ferroviaire. J'ai lu qu'on pouvait se rendre à Santiago en train. Ça pourrait être marrant. Pour cela, J'emprunte la grande artère piétonnière. Il y a un monde fou qui vient rêver devant les boutiques. Tout est très cher et la plus part des articles se payent en pesos convertibles. Peu de cubains peuvent se les offrir. La gare est dans l'état où elle a été construite, il y a cent ans. Je me renseigne sur la possibilité de me rendre à Santiago mais on me fait comprendre que c'est aléatoire et très peu confortable. On me conseille vivement de voyager en bus. Bon, ben j'aurai essayé. Je retourne au centre ville. Je m'arrête sur une petite place où ils servent des mojitos. Je m'installe tranquillement à une table en regardant les gens passer. Au bout de quelques minutes, une jeune fille noire vient s’asseoir à ma table sans me demander mon autorisation et commence à engager la conversation. Une prostituée certainement, ça ne fait aucun doute. Je suis sûr qu'elle n'est pas majeure. Je lui dis qu'elle pourrait être ma fille et que ce serait bien si elle allait racoler ailleurs. Elle me dit qu'elle a 28 ans et me montre ses papiers. Je rigole. Pauvre fille. Elle finit par partir. Un peu plus loin, j'aperçois son mac qui la surveille. Il est midi et il commence à faire sacrément chaud. Sur le chemin du retour, je m'arrête dans un joli musée. C'est une vieille demeure coloniale bien restaurée. Les gens qui l'habitaient devaient être très riches. Beaucoup de jolis meubles, de la belle vaisselle, le tout venant de la vieille Europe. Comme c'est très haut de plafond, il fait relativement frais. Dans la cour, il y a des citernes en terre cuite qui récupèrent l'eau de pluie. Astucieux. A la casa viennent d'arriver deux jeunes filles belges, pas très causantes.
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