Je me lève tôt car mon bus pour Cienfuegos part à 7 heures. Juana a eu le temps de me préparer un petit déjeuner. Je ferme mon sac, lui fais la grosse bise puis me rends à pied au centre où m'attend le bus. Nous allons mettre 7 heures pour parcourir 450 kms. L'avantage de ce bus, c'est qu'il ne s'arrête pas à La Havane. On gagne un peu de temps. Il est rempli de touriste de toutes les nationalités mais surtout européennes. Je suis assis à côté d'un taïwanais. Comme tous les asiatiques, il ne perd pas de temps. Il fait le Pérou et Cuba en quinze petit jours. Tout est programmé à l'avance. Mais il est sympa quand même. Nous passons par Pinar d'El Rio, la grande ville du coin. Ça ne m'a pas l'air folichon. Puis nous empruntons l'autoroute, toujours aussi désespérément vide. Les paysages sont dans l'ensemble assez monotones. C'est plat. Toujours ces immenses étendues de champs de cannes à sucre. Les villages ressemblent plus ou moins à des agglomérats de maisons agricoles, toutes les mêmes, sans grand charme. Nous faisons une halte vers midi dans un petit resto routier. Je mange un sandwich et une bière avec mon pote taïwanais. On arrive à Cienfuegos vers 14 heures. Il fait très chaud. J'ai repéré dans mon guide une casa près du centre. Je sonne et demande s'il y a une chambre de libre. Malheureusement tout est occupé. C'est dommage, c'était mignon à l'intérieur. Une vieille maison coloniale bien décorée. La propriétaire, une vieille dame, appelle au téléphone une de ces amies qui pourrait me dépanner. Elle va venir me chercher. Elle habite à côté. La chambre qu'elle me propose est au rez-de-chaussée, avec un petit patio intérieur. C'est pas mal. J'avais peur du bruit mais finalement c'est plutôt calme. Il fait tellement chaud que je me repose un peu et en profite pour laver un peu de linge. Vers 3 heures, l'orage gronde et la pluie tombe. Ça rafraîchit un peu l'atmosphère. En fin d'après-midi, je vais me promener en ville. Les rues sont désertes. Je vais voir la grande place de la cathédrale. Quelques jeunes jouent aux dominos sous les arcades. Il y a un vieux théâtre qui vient d'être rénové. Je demande si je peux le visiter mais on me répond s'ils sont en train de fermer. Il faudra revenir demain. Je continue donc ma promenade dans la vieille ville. C'est déjà plus vivant. Les enfants jouent au foot dans la rue et les adultes discutent sur le pas de leur porte. Toutes les fenêtres et les portes sont ouvertes pour ventiler. C'est un quartier très populaire. Il y a un melting-pot incroyable. Un tiers de noirs, un tiers de blancs et le dernier tiers de métisses. Tout ce petit monde a l'air de vivre en parfaite harmonie. Les gens me saluent et me sourient régulièrement. Par contre, ils n'engagent pas facilement la conversation. Sans doute pensent-ils que je ne parle pas espagnol ? Je vais jusqu'au quai. Endroit paisible et agréable. La mer est calme. Puis je retourne sur la grande place centrale. Je m'arrête boire un mojito dans un petit bistrot sous les arcades. Je discute un peu avec les serveuses et un couple de touristes cubains. C'est tranquille ici.
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