Ce matin, j'ai une autre excursion de prévue. Une randonnée dans la réserve du parque de Humboldt. Un couple d'allemands m'a dit hier que ça valait le coup. Je retourne donc à l'agence du centre ville. Attendent avec moi deux allemandes, une canadienne, un italien et un couple d'israéliens. Lui est énorme. Il doit peser plus de cent kilos. Il occupe presque deux sièges à lui tout seul dans le minibus. La route longe la mer vers le nord. Elle n'est pas en très bonne état, un mélange de route défoncée et de piste, mais les paysages sont jolis. Le parc se situe à une trentaine de kilomètres de Baracoa. Après l'entrée du parc, il faut emprunter une mauvaise piste sur un dizaine de kms environ. Puis, c'est parti pour la marche. C'est beaucoup plus cool qu'hier. Mais il fait toujours autant humide. Je dégouline de sueur. Ma chemise est trempée. Le gros israélien marche finalement assez bien. On aurait pu penser le contraire. Le guide nous donne parfois des explications sur la flore et la faune. On a pu voir des colibris minuscules et les plus petites grenouilles du monde. Elles ne sont pas plus grosses qu'une mouche. La végétation est tropicale et luxuriante. On s'arrête de temps en temps à des petites cahutes de fortune où les gens du coin nous font goûter les fruits de la forêt. Une façon de gagner quelques pesos. Moi, je n'hésite pas, j'adore ça. La balade dure deux bonnes heures environ. Elle se termine par une baignade dans une piscine naturelle dans laquelle tombe une petite cascade. Sympa. Moi qui n'aime pas me baigner, j'avoue que, là, je trouve ça très agréable. C'est pour dire. Certains en profitent pour plonger du haut des rochers surplombant l'eau. Moi, étant encore un peu fiévreux, je ne me hasarde pas à essayer. Après une pause d'une heure bien récupératrice, nous reprenons le minibus qui nous emmène sur la petite plage de Maguana, à mi chemin de la route du retour. C'est la première fois que je me baigne dans la mer à Cuba. Elle est chaude mais salée. Ça, j'aime pas trop. Il faut se taper tout le retour dans le minibus avec du sable partout et la peau qui craque sous le sel. Ça me rappelle des mauvais souvenirs. Heureusement, le trajet me parait plus court qu'à l'aller. Je peux donc me doucher rapidement à la casa. On m'a préparé une bonne salade bien fraîche que je vais déguster sur la terrasse avec vue sur la mer d'un coté et sur le Yunque de l'autre. Y a pire comme situation.
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