jeudi 21 août 2014

Varadero

Nous arrivons finalement à Varadero à 11 heures du matin, comme prévu. Je trouve qu'en général, les bus à Cuba sont assez ponctuels. Maria, qui a sans doute été prévenue par mes anciens hôtes est venue me chercher à la gare routière. C'est toujours plus sympa d'être attendu à l'arrivée. Nous prenons un taxi pour nous emmener à sa casa. Ici, tout est deux fois plus cher qu'ailleurs. Je rencontre à la casa de María, un groupe de jeunes français qui part plus tôt que prévu. Ils me disent qu'ici, l'ambiance est glauque, qu'il n'y a que des touristes bidochons, que tout est très cher et qu'ils préfèrent partir au plus vite. Ben ça promet. Moi, de toutes manières, je n'ai que deux jours à passer ici. Donc, je m'adapterai à la situation. Ma chambre n'est pas encore libre. Il faut que les deux italiennes qui l'occupaient se bougent le cul pour déguerpir et que María ait le temps de la nettoyer. Pendant, ce temps, j'ai droit à un bon petit déj que j'apprécie vivement vu que je n'ai rien avalé depuis un moment. Une fois la chambre prête, j'essaie de dormir un peu. Je n'y arrive pas vraiment mais au moins je me repose de ce long voyage. Bien que très chère, la chambre n'en est pas moins agréable et assez calme. Je vais faire un petit tour en ville. Rien d'extraordinaire. Des boutiques pour touristes et de longues avenues sans charme. Seule la plage est, il faut le reconnaitre, splendide. Une eau turquoise et une plage de sable blanc sur des kilomètres. Paysage idyllique. Moi qui n'aime pas l'eau, je vais sans doute finir par craquer. Vu que le coup de la vie est ici astronomique, je passe à la banque pour retirer un peu de liquide car je risque d'être à court. J'en profite pour me renseigner au grand hôtel d'à côté pour savoir s'il existe un bus qui irait directement à l'aéroport sans passer par La Havane. Il existe et on me réserve une place. Ben voilà une bonne chose de faite. Je ne serai donc pas obligé de retourner à La Havane. C'était inutile, j'en avais déjà bien fait le tour. Donc, me voilà pour deux jours dans ce paradis, ou enfer comme on voudra, touristique. Je m'arrête dans un petit bistrot au bord de la route pour boire une bière et discuter un peu avec les gens mais je vois bien que les relations sont ici tout à fait différentes que dans le reste du pays. On est considéré comme un simple porte-monnaie. Il faut le savoir. Que doivent penser les touristes des cubains ? Après tout, on s'en fout un peu. Le soir je discute avec une mère et sa fille belge de leur périple. Apparemment, elles ont eu pas mal de galères en grande partie parce qu'elles parlaient mal l'espagnol. Elles ont pris des auto-stoppeurs du côté de Trinidad qui les ont déroutés sur les routes difficiles de montagnes car c'est là qu'ils habitaient. Résultat, deux crevaisons, une belle arnaque et une panne d'essence. Je crois qu'elles s'en souviendront toute leur vie.

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