Voilà, c'est mon dernier jour à Cuba. Je reprends l'avion ce soir. Je passe à l’hôtel Club Tropical juste à coté pour qu'ils me confirment qu'un bus viendra bien me chercher à 14 heures pour me rendre à l’aéroport de La Havane. C'est confirmé. Bien qu'il n'y ait pas grand chose à foutre en ville, je vais quand même me promener. J'arpente quelques galeries artisanales sans aucun intérêt. Ils vendent pour les touristes un paquet de babioles, surement confectionnées en Chine. Je déjeune dans un petit resto près de la plage. Puis, je retourne à la casa faire mon sac et dire au revoir à Maria, ma logeuse. Le minibus vient me chercher à l'heure dite. Puis, nous faisons la tournée des hôtels pour chercher les autres touristes, essentiellement des russes. La route jusque La Havane est plutôt jolie. On longe la côte durant 150 kms. Quelques pompes à pétrole mais qui n'ont pas l'air de fonctionner. Au loin des cheminées d'usines, surement des sucreries. On met environ trois heures pour rejoindre l'aéroport. Il y a une immense queue devant les guichets d'enregistrement. Surtout des touristes français et italiens sur le retour, comme moi. Au bout d'une petite heure j'obtiens enfin ma carte d'embarquement. Pas de bagage en soute, comme d'habitude. L'avion part à l'heure, à 20 heures. Le vol qui dure environ 9 heures se déroule sans problème. Impossible de dormir. Je suis en zone économique, difficile d'étendre mes jambes. Mes coups de soleil me brûlent les épaules. Mon voisin bouge tout le temps. Bref, vivement qu'on arrive. L'avion atterrit à Roissy à 11 heures local. Il fait seulement 15°C dehors en plein mois d’août. Cela faisait longtemps que je n'avais pas eu froid. Je retrouve Vincennes. On est dimanche après-midi, tous les magasins sont fermés et mon frigo est vide. Je sens que je ne vais pas bouffer grand chose cette semaine. Demain, reprise du boulot. Faut que je prépare mon cartable...
Voyage à Cuba
samedi 23 août 2014
Le Retour
Voilà, c'est mon dernier jour à Cuba. Je reprends l'avion ce soir. Je passe à l’hôtel Club Tropical juste à coté pour qu'ils me confirment qu'un bus viendra bien me chercher à 14 heures pour me rendre à l’aéroport de La Havane. C'est confirmé. Bien qu'il n'y ait pas grand chose à foutre en ville, je vais quand même me promener. J'arpente quelques galeries artisanales sans aucun intérêt. Ils vendent pour les touristes un paquet de babioles, surement confectionnées en Chine. Je déjeune dans un petit resto près de la plage. Puis, je retourne à la casa faire mon sac et dire au revoir à Maria, ma logeuse. Le minibus vient me chercher à l'heure dite. Puis, nous faisons la tournée des hôtels pour chercher les autres touristes, essentiellement des russes. La route jusque La Havane est plutôt jolie. On longe la côte durant 150 kms. Quelques pompes à pétrole mais qui n'ont pas l'air de fonctionner. Au loin des cheminées d'usines, surement des sucreries. On met environ trois heures pour rejoindre l'aéroport. Il y a une immense queue devant les guichets d'enregistrement. Surtout des touristes français et italiens sur le retour, comme moi. Au bout d'une petite heure j'obtiens enfin ma carte d'embarquement. Pas de bagage en soute, comme d'habitude. L'avion part à l'heure, à 20 heures. Le vol qui dure environ 9 heures se déroule sans problème. Impossible de dormir. Je suis en zone économique, difficile d'étendre mes jambes. Mes coups de soleil me brûlent les épaules. Mon voisin bouge tout le temps. Bref, vivement qu'on arrive. L'avion atterrit à Roissy à 11 heures local. Il fait seulement 15°C dehors en plein mois d’août. Cela faisait longtemps que je n'avais pas eu froid. Je retrouve Vincennes. On est dimanche après-midi, tous les magasins sont fermés et mon frigo est vide. Je sens que je ne vais pas bouffer grand chose cette semaine. Demain, reprise du boulot. Faut que je prépare mon cartable...
vendredi 22 août 2014
La plage
Vu qu'il n'y a pas à grand chose à faire, je pense qu'aujourd'hui, ça va être plage. Au paravent, je vais aller prendre le bus touristique impérial qui fait le tour de la ville en s'arrêtant à tous les grands hôtels de la côte. Ça me permettra de me faire une idée rapidement de Varadero sans trop perdre de temps. Je demande à María si elle peut me préparer une langouste pour midi. Finalement, je n'en ai pas trop mangé depuis mon arrivée à Cuba. La ville est telle qu'on me l'avait décrite. Aucun intérêt. Plusieurs immenses complexes hôteliers à l'américaine auxquelles on ne peut même pas accéder si on n'a pas de bracelet de reconnaissance au poignet. Une impression bizarre qu'il n'y a personne dedans, ou sans doute dorment-ils encore ? Je m'arrête dans un centre commercial au bout de la presqu'île. Rien de folichon. J'ai l'impression que c'est ici que viennent faire leurs courses les cubains nantis. Bref, je sens que je perds mon temps. Je retourne dans le centre ville plus animé. Puis je vais faire un petit tour à la plage où me retrouve Charlotte, la jeune fille belge. Elle vient de larguer sa mère à l'aéroport et s'apprête à se rendre à La Havane pour prendre un avion pour le Mexique. Il lui reste un mois de voyage avant de reprendre son boulot. L'eau est chaude, presque trop. L'idéal pour quelqu'un comme moi qui n'aime pas trop se baigner. Je sens que les coups de soleil vont me tomber dessus. Vers 13 heures, nous rentrons à la casa pour déguster notre succulente langouste. Le pied.
jeudi 21 août 2014
Varadero
mercredi 20 août 2014
Bus pour Varadero
Me voilà au bout de mon voyage. Il vaut maintenant rebrousser chemin jusqu'à La Havane. Je me dis, même si ça ne l'emballe beaucoup, que ça vaudrait peut-être le coup de faire un crochet par Valadero, situé à 150 kms à l'est de La Havane. C'est l'endroit où sont parqués tous les touristes venant du monde entier en vols charters, en formule tout compris. En gros, ils débarquent ici directement de l'aéroport, s'enferment dans d'immenses d'hôtels de luxe à l'Américaine, passent leur temps au bord de la piscine, bouffent et boivent sans limite et dépensent leur pognon dans les boutiques à souvenirs. Bref, une immense pompe à fric, fortement nécessaire à l'économie cubaine en ce moment. Ça peut être marrant de voir cette autre facette de Cuba. Je dis au revoir à la petite famille qui m'a accueillie gentiment. Mon bus ne part qu'à 14 heures. J'ai donc le temps de retourner au petit resto de la pointe que j'aime bien, surtout pour l'ambiance. Cette fois, je commande un plat de fruits de mer en précisant bien sans sel. C'est parfait. Le tout accompagné d'une bière pression, le tout pour une cuenta ridicule. J'ai besoin de prendre des forces car me voilà parti pour 1 000 kms de bus et 21 heures de voyage, dont 2 heures d'escale à Santiago. Ça va être long, très long. Et effectivement, ce fut long, très long. Il y avait tellement de ronfleurs et de tousseurs en tout genre que j'ai dû à peine dormir une heure. Mais bon, c'est fait.
mardi 19 août 2014
Baracoa
Aujourd'hui, on va se la jouer cool. Il me reste quatre jours, j'ai largement le temps de rejoindre La Havane. Autant prendre son temps et si possible dans ce petit coin de paradis. Je me lève tard puis vais vers la pointe de la ville où se trouve la gare routière. Il faut que je réserve mon bus pour demain. Une fois cette corvée achevé, je visite un peu les lieux. C'est très agréable de se promener dans cette petite bourgade. On est vraiment loin des turpitudes des grandes villes. Il y a un resto au bout de la pointe qui a été construit sur les restes d'un ancien fort espagnol. L'endroit est agréable. Il parait que la spécialité de la maison, c'est le poisson à la sauce chocolat. Je reviendrai y déjeuner tout à l'heure. Je prends les petites rues qui donnent sur la baie intérieure, c'est vraiment paisible comme endroit. Puis, par un petit escalier, je monte sur la colline où se trouve un hôtel assez vieillot mais qui a une superbe vue sur la ville et ses environs. Il a aussi une belle piscine. Ça donne envie. Puis je redescends au centre ville boire une cerveza. J'ai l'impression que chaque gorgée de bière se transforme en sueur. Je dégouline, ma chemise est trempée. Ici, j'aurai fait pas mal de sauna pour pas cher. Il y a pas mal de touristes mais ils ne sont pas trop gênants. Puis, je longe les quais pour revenir à mon petit resto de la pointe. La serveuse et le chef cuisinier sont très sympas mais je suis un peu déçu par le plat soi-disant maison. C'est fade et beaucoup trop salé. Mais le lieu est tellement agréable que ça valait quand même le coup. L'après-midi, je vais faire un tour à la Casa d'El Cacao. C'est une boutique sympa où l'on peut déguster du chocolat local. Il faut dire que la région de Baracoa est la seule de Cuba où l'on cultive le cacao. C'est aussi ici qu'il y a l'unique usine de chocolat qui alimente toute l'île. On me sert une excellente glace au chocolat. C'est froid, c'est bon. J'en profite pour acheter une tablette et quelques chocolats à déguster sur place. Plus je vieillis, plus j'adore le chocolat. C'est peut-être aussi à force de voir les fèves mûrir sur les cacaotiers lors de mes balades dans la forêt. Au retour, toujours les même scènes de gens qui discutent au seuil de leur porte ou jouent aux dominos. Le sport national ici.
lundi 18 août 2014
El parque de Humboldt
Ce matin, j'ai une autre excursion de prévue. Une randonnée dans la réserve du parque de Humboldt. Un couple d'allemands m'a dit hier que ça valait le coup. Je retourne donc à l'agence du centre ville. Attendent avec moi deux allemandes, une canadienne, un italien et un couple d'israéliens. Lui est énorme. Il doit peser plus de cent kilos. Il occupe presque deux sièges à lui tout seul dans le minibus. La route longe la mer vers le nord. Elle n'est pas en très bonne état, un mélange de route défoncée et de piste, mais les paysages sont jolis. Le parc se situe à une trentaine de kilomètres de Baracoa. Après l'entrée du parc, il faut emprunter une mauvaise piste sur un dizaine de kms environ. Puis, c'est parti pour la marche. C'est beaucoup plus cool qu'hier. Mais il fait toujours autant humide. Je dégouline de sueur. Ma chemise est trempée. Le gros israélien marche finalement assez bien. On aurait pu penser le contraire. Le guide nous donne parfois des explications sur la flore et la faune. On a pu voir des colibris minuscules et les plus petites grenouilles du monde. Elles ne sont pas plus grosses qu'une mouche. La végétation est tropicale et luxuriante. On s'arrête de temps en temps à des petites cahutes de fortune où les gens du coin nous font goûter les fruits de la forêt. Une façon de gagner quelques pesos. Moi, je n'hésite pas, j'adore ça. La balade dure deux bonnes heures environ. Elle se termine par une baignade dans une piscine naturelle dans laquelle tombe une petite cascade. Sympa. Moi qui n'aime pas me baigner, j'avoue que, là, je trouve ça très agréable. C'est pour dire. Certains en profitent pour plonger du haut des rochers surplombant l'eau. Moi, étant encore un peu fiévreux, je ne me hasarde pas à essayer. Après une pause d'une heure bien récupératrice, nous reprenons le minibus qui nous emmène sur la petite plage de Maguana, à mi chemin de la route du retour. C'est la première fois que je me baigne dans la mer à Cuba. Elle est chaude mais salée. Ça, j'aime pas trop. Il faut se taper tout le retour dans le minibus avec du sable partout et la peau qui craque sous le sel. Ça me rappelle des mauvais souvenirs. Heureusement, le trajet me parait plus court qu'à l'aller. Je peux donc me doucher rapidement à la casa. On m'a préparé une bonne salade bien fraîche que je vais déguster sur la terrasse avec vue sur la mer d'un coté et sur le Yunque de l'autre. Y a pire comme situation.
dimanche 17 août 2014
L"ascension du Yunque
La clim du bus m'a mis ko. J'ai dû dormir à peine une heure cette nuit. J'avais le nez complètement bouché. Impossible de respirer normalement. J'hésite à tenter l'ascension du Yunque. C'est une montagne du coin, qu'on voit de partout. De loin, on dirait une grosse molaire. Mais il parait que ce n'est pas très compliqué d'atteindre son sommet. Il faut une heure de marche d'approche, deux heures de montée et une heure de descente. Le problème, c'est que je n'ai pas une condition physique excellente aujourd'hui. Allez, on le tente. Je rejoins donc l'agence sur la petite place de l'église. Il y a là un groupe de routards qui attend aussi. Mais je ne suis pas sur qu'on est tous là pour le même circuit. Finalement, on est six. Deux allemands, deux italiens, une anglaise d'origine hindou et moi. On nous entasse dans deux taxis pour rejoindre le parc. Là, nous attend notre guide, Fernando, un black très sympa. Au début, je me demande à quoi peut servir un guide pour une ascension aussi facile. En fait, les chemins de la marche d'approche sont très difficiles à trouver. Et puis, c'est une façon de donner un peu de pognon aux locaux. Avant d'attaquer la montée, on doit traverser un rio. L'eau est chaude. Par contre, ça glisse terriblement. Si on glisse avec les chaussures à la main, on est bon pour faire l'ascension dans des chaussures mouillées, et là, bonjour les ampoules. On a le droit à une petite averse mais qui ne dure pas. Plus on monte, plus c'est humide et plus c'est glissant. Ma chemise est trempée. Je nage dedans. C'est assez désagréable. Je respire mal. J'ai un peu de mal avec mon équilibre. La fatigue sans doute. Plusieurs fois, je manque de déraper sérieusement. Fernando nous montre des petits animaux et des plantes endémiques qui ne poussent que dans le coin. Nous faisons une petite halte à mi pente. Deux jeunes ont installé là une espèce de stand où ils font goûter les fruits de la région moyennant quelques petites pièces. Pas con. Il y a plein de fruits que je ne connais pas. Des pomelos à pulpe assez dense, plutôt acide, mais pas mauvais. Des espèces de litchis, des bananes et des ananas bien sur. En tout, c'est une bonne idée. Ça rafraîchit durant la pause. Puis, c'est reparti pour la deuxième partie de l'ascension. Un peu plus raide celle-là. Heureusement, ils ont posé quelques mains courantes en bambou. Ça aide pas mal, surtout pour éviter les glissades. On doit être à 100% d'humidité. C'est effroyable. Arrivés enfin au sommet, il faut attendre quelques minutes pour que la vue se dégage. Je rigole avec Fernando en lui disant que si jamais on n'a pas droit à la vue, il risque de descendre plus vite que prévu. Tout compte fait ça se dégage gentiment et on a le droit à un beau panorama sur la baie de Baracoa. Puis, c'est la descente. Ça glisse énormément. Je ne suis vraiment pas à mon aise. Petit arrêt aux dégustations de fruits. Arrivés en bas, Fernando nous propose de nous baigner dans le rio. C'est le bonheur intégral. Après l'effort, le réconfort. On reste dans l'eau une bonne demi-heure. Difficile d'en sortir. Mais les taxis nous attendent, il faut y aller. Retour à Baracoa par la piste toute défoncée. Je suis maculé de boue. Une douche s'impose. Et du linge aussi. C'était une super rando, je ne regrette pas.
samedi 16 août 2014
Bus pour Baracoa
Je fais la grosse bise à Damaris et Miguel puis me rends sur la place de la cathédrale où attend le bus qui va nous mener à Baracoa. D'abord, ils font monter les touristes, ceux qui payent plein pot, puis ils occupent les places vides par des cubains. Ça fait bizarre mais c'est comme ça. Priorité aux devises. J'arrive à dégoter une place devant. J'aime bien être là. Pour une fois, la route est intéressante. Elle est sinueuse et assez jolie jusqu'à Guantánamo. Guantánamo, un mythe. En fait, il n'y a rien à voir. C'est une ville assez commune. L'enclave américaine se trouve plus loin. Et de toute manière, on ne peut pas l'approcher. Aucun panneau ne l'indique. Pour les cubains, elle n'existe pas. Nous faisons donc juste une pose d'un quart d'heure dans cette ville sans intérêt puis reprenons notre route vers l'est. Tout d'abord, en longeant la mer d'un bleu marine magnifique. Elle a l'air agitée. La région ressemble à la savane africaine. C'est relativement aride. Les rios sont quasi secs. Puis, nous montons dans la sierra. Une belle route de montagne. Le bus peine dans les montées. Ça tourne pas mal mais la route est en bon état. Il faut savoir qu'il y a cinquante ans Baracoa était coupé du monde. Il n'y avait pas de route. Les communications ne se faisaient que par bateaux ou par avions. C'est ce qui explique la mentalité particulière de cette ville qui toujours été très autonome. Elle vivait grâce à son café et son cacao. Depuis, les choses ont un peu évolué. Il parait que c'est la première ville construite à Cuba par les espagnols. Une fois arrivés au col, nous faisons une petite pose pour reposer le moteur. Puis, c'est la descente sur Baracoa. La végétation a complètement changée. Nous sommes passés de l'aridité aux paysages tropicaux luxuriants. En face de nous, l'Atlantique qui vient déverser toute son humidité, les nuages étant bloqués par le massif montagneux. Ici, il pleut presque tous les jours. Et ça se voit. Malgré mon pull, je crois que la climatisation du bus a eu raison de moi. Je me sens fébrile. J'ai sûrement chopé un rhume. Mais pour pourquoi la mettent-ils toujours à fond ? On aperçoit enfin la très jolie baie de Baracoa. Il ne manque plus que les bateaux de pirates. A l'arrêt des bus m'attend Yunion, le fils d'Ivan, un ami de Miguel et Damaris, qui a une chambre avec une superbe vue sur la mer. Je vais être ici comme un prince. Au-dessus de ma chambre, il y a une magnifique terrasse avec des chaises basculantes pour scruter la mer. Il ne fait pas trop chaud grâce à la brise marine. Je sens que je vais être bien ici. Je me repose un peu puis vais faire un petit tour en ville. Je passe à l'agence Cubatur pour réserver deux excursions. Une pour faire le sommet du Yunque demain et une autre pour aller voir lundi le parc de Humboldt. Il parait que les deux valent le coup. Je visite le bourg qui a un certain cachet. Quelques touristes, mais ça me choque moins qu'à Trinidad. Ce ne sont sans doute pas les mêmes. Ce n'est pas si simple de venir jusqu'ici. Puis je monte sur la colline qui surplombe la ville pour prendre quelques photos panoramiques de la baie. Je sens que j'ai la fièvre qui monte. Je vais retourner à la casa pour m'allonger un peu. Je plane complètement. Je vais discuter un peu avec Ivan sur la terrasse qui m'explique un tas de trucs sur sa ville. Je découvre toute la famille. Les enfants sont très sympas. La mère ne respire pas la joie de vivre mais elle est gentille. J'espère que demain j'irai mieux.
vendredi 15 août 2014
Les musées de Santiago
Aujourd'hui, c'est un peu une journée libre. Je suis obligé d'attendre demain pour prendre mon bus pour Baracoa. Je vais donc visiter quelques musées. Certains sont fermés pour cause de rénovation. Il faut dire que le cyclone Sandy d'octobre 2012 a fait beaucoup de dégâts ici. Il est fréquent de voir des maisons complètement détruites. Il parait que c'était terrible. Il n'y a pas eu d'électricité pendant plus d'un mois. L'eau était noire et imbuvable. Les gens ont le souvenir d'avoir eu très faim. Tous espèrent ne jamais revivre ça. Je monte d'abord au musée d'El Cartel Moncada. C'est à cet endroit que Fidel et sa fine équipe ont tenté leur premier coup de force. Ça a été un véritable fiasco. Beaucoup de morts pour rien. Mais ça a permit à Fidel d'avoir une sacré tribune lors de son procès pour diffuser ses idées. Ils ont conservé les impacts de balles sur le mur de l'entrée. A l'intérieur, tout est dédié à l'histoire de la prise du pourvoir par Fidel et ses acolytes barbus. J'avoue que je sature un peu de tout ça. Ça date de plus de 60 ans. Il faudrait qu'ils tournent un peu la page. Difficile de savoir ce qu'en pensent vraiment les gens ici. Je ne reste pas longtemps. Je retourne dans le centre historique pour voir un autre musée mais on le dit qu'il est en restauration. Je me rabais sur une jolie maison avec une superbe terrasse avec une vue magnifique sur la vieille ville. Je suis harponné assez souvent par des baratineurs à touristes. Ici, on les appelle les jineteros. Une veut discuter avec moi pour apprendre le français et pouvoir ainsi devenir guide, un autre veut savoir ce qu'on pense à l'extérieur de la politique de Cuba. Difficile de refuser. Ce ne sont en fait que des stratagèmes pour entrer en contact et pouvoir ainsi mieux nous extorquer quelques pesos. Ils ne sont jamais méchants mais à force, on se méfie de tout le monde et on a tendance à éviter toute discussion pour ne pas être emmerdé. Dommage. Mais, ils sont surtout aux endroits où se trouvent les touristes. Ailleurs, c'est plutôt calme et les discussions plus saines. Le soir, nous sirotons une bière avec Miguel et Damaris sur leur terrasse. Ils me demandent des conseils pour les travaux de leur maison. Ça fait cinq mois qu'ils bossent comme des dingues tous les jours sauf les dimanches. Ils ont hâte que ça se termine. Normalement, en décembre. Tous les deux sont vraiment adorables.
jeudi 14 août 2014
Chez le barbier
Après le petit déjeuner, je me prépare à visiter la ville. Je ne retrouve plus mes lunettes de soleil. J'ai dû les oublier dans le bus. Il va falloir que je m'en passe jusqu'à la fin de mon voyage. La poisse. Je vais d'abord sur la grande place de la cathédrale, la plaza Céspedes. Je vais tout de suite acheter mon billet de bus pour Baracoa dans une petite agence au rez-de-chaussée du grand hôtel colonial Casa Granda. C'est toujours ça de fait. Puis, je grimpe au dernier étage de l'hôtel pour admirer la vue panoramique sur la ville. Il y a là-haut tout un groupe de touristes français qui prend un cours de salsa. Encore des français, ils sont partout. Puis je redescends à l'accueil pour savoir si par hasard, ils ont une connexion wifi internet. Ils me disent que non, mais me conseillent d'aller à l'hôtel Santiago, le plus grand hôtel de la ville, situé dans le quartier moderne, à l'est. Il faut environ 40 minutes à pieds pour s'y rendre. Après tout, ça me fera une balade. Et puis, ça fait plus de dix jours que je n'ai pas consulté mes e-mails. Après une bonne marche ensoleillée, me voici enfin arrivé à l'hôtel international de Santiago, identique à tous les hôtels de haut standing. Ils ont bien du wifi qu'ils vendent au prix de l'or. 12 pesos pour deux petites heures. De plus, la connexion qui passe par le satellite, est très lente. J'en profite donc pour lire mes mails, rien de spécial, et de voir les news du monde. Rien de folichon. J'apprends le suicide de Robin Williams et qu'en Iraq et à Gaza, c'est toujours le bordel. En me connectant sur mon logiciel de blog, je m'aperçois que tous mes brouillons ont disparu. Que c'est-il passé ? Grand moment de panique. Je ne retrouve plus mes récits de voyages. Ils n'ont pas pu disparaître comme ça ? J'enrage. J'espère qu'ils se sont enregistrés en ligne. Impossible de le savoir. J'aurai la surprise à mon retour. Mes lunettes de soleil, mon blog, décidément, ce n'est pas une bonne journée. Comme j'ai la flemme de rentrer à pieds, je hèle un taxi. Je lui demande de faire un arrêt à un cracheur de pesos. Je suis à sec. Puis, il me ramène à la casa où Damaris m'a préparé un petit gueuleton. En fin d'après-midi, lorsque la canicule tombe un peu, je retourne faire un tour en ville. A l'angle d'une rue, je passe devant un barbier. Un des coiffeurs qui discute au seuil de sa porte me demande si je ne veux pas me faire couper les cheveux ? Au début, ça ne me tente pas vraiment car je n'ai pas envie de me retrouver avec une coupe à l'iroquois, comme tous les jeunes ici. Mais d'un autre coté, je me dis que j'en aurai bien besoin. J'ai une sacrée tignasse qui n'est pas vraiment adaptée à la chaleur. Allez, je tente. Après tout, qu'est-ce que je risque ? Le type est tout content que j'accepte. Il me bichonne. J'ai droit à la totale. Une belle coupe, un shampoing dans un vieux bidet, un massage génial du cuir chevelu avec un petit moteur vibrant électrique accroché au dos de sa main. C'est la première fois que je vois ça. Et puis il fignole. Le résultat est bluffant. Il me demande trois petits pesos, je lui en donne cinq pour le super boulot. J'ai passé un bon moment. Une sacrée expérience. Comme il commence à se faire tard, j'hésite à continuer ma balade. Finalement, je décide de descendre sur le port en traversant la vieille ville. Ce sont des quartiers très populaires. Bon accueil des gens qui discutent à la fraîche au seuil de leur porte, jouent aux dominos ou au foot. Au port, qui n'a rien de particulier, je rencontre Eduardo, un personnage fabuleux. Il a 45 ans mais en fait vingt de plus que moi. Il conduit un vélo taxi et veut absolument me faire la visite du quartier. Il me plait ce type. Il est plein de vie. J'accepte qu'il me trimballe sur son engin pour quelques petits pesos. C'est une bonne façon de prendre des photos tranquillement, et puis ça permet de filer un peu de pognon à des gens qui bossent. Il me raconte plein de trucs sur l'histoire de sa ville qu'il connait par cœur. Je ne comprends pas tout parce qu'il a un accent terrible mais il me fait bien rire. Il n'arrête pas de siffler les filles pendant qu'il pédale. Un sacré dragueur. Il me dit que ça marche plutôt bien. Parfois, comme ça monte raide, je pêne pour lui et descends pour marcher à côté de son vélo sinon il va me faire un infarctus. Il me raccompagne jusqu'au centre. C'était très sympa. Je lui donne un peu plus, c'est bien mérité. Surtout pour le spectacle. Je retourne prendre quelques photos sur la terrasse du grand hôtel de la place mais la lumière est trop faible. Ça ne rend pas grand chose. Retour à la casa, une bonne douche et au lit. La journée finit mieux qu'elle n'a commencé.
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